Nous l'avions connue grasse et toujours affamée, capable d'un coup de mâchoire de harponner mouche, guêpe ou abeille et de les vider de leur suc.
Cet après-midi gris et venteux d'octobre, je l'ai retrouvée, maigre et transparente, le spectre d'elle même, enfouie au creux d'une fleur de chardon séchée.
Dans un nid soigneusement caché, abrité, sa progéniture pour laquelle elle a donné toute son énergie et ses dernières forces, naîtra aux beaux jours, mais elle, ne connaîtra jamais ses enfants.
Discrètement, lentement, à l'abri des premières froidures, la petite thomise va s'éteindre...
Ainsi va sa vie...
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