... Je n'ai pu m'empêcher d'intervenir... et de libérer délicatement la malheureuse de l'étau qui l'empêchait de sortir.
Re-posée au pied de l'arbre, la première cigale put quitter sa mue.
C'est dans ma main, sous l'oeil étonné de mes filles et leurs amis que la cigale malheureuse sortit à son tour.
Hélas, tandis-que sa compagne commençait à déplier ses ailes, s'épanouir et prendre les teintes d'une vraie cigale, ce ne fut pas le cas de la pauvre cigale.
Quelques heures après, cette dernière avait bien revêtu les couleurs qui caractérisent celles de son espèce mais hélas, obligée de sortir en sens inverse, son abdomen et ses ailes avaient pris un mauvais pli. Tandis-que ses congénères prenaient leur envol, celle-ci se contenta de battre en vain de ses ailes moignons.
Cette fois, je n'eus pas le courage et ne me sentis pas le droit d'intervenir et d'abréger cette petite vie qui démarrait sous de mauvais auspices. Je posai l'insecte en lieu sûr, dans les bras de son pin et assurai aux enfants qu'elle avait juste besoin d'un peu de temps...
Après tout, il y a peut-être des petits anges gardiens pour les cigales ?
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